Joute du 18 novembre 2010 : Le capitalisme est-il immoral ?



Pour préparer cette joute, qui opposera MPSI 1 : la thèse et PCSI 1 : l’antithèse, voici quelques pistes de réflexion :

Thèse : le capitalisme est immoral


Le capitalisme, c'est le système du renard dans le poulailler, la loi du plus fort, l'individualisme, la cupidité, l'apologie de l'argent, de la consommation et de l'hédonisme.

Le socialisme, remède au capitalisme
Contre le capitalisme, sa logique de l'intérêt et son précepte du chacun pour soi, la morale des premiers socialistes vise avant tout à articuler bonheur individuel et bonheur collectif.

Fourier, Proudhon : voir ici

Une moralisation nécessaire
Il faut moraliser le capitalisme par l'intervention publique, soit nationale, soit internationale. Il faut qu'une instance de régulation puisse appliquer ses décisions à l'intérieur des Etats.

Antithèse : le capitalisme est moral


Ce qui fait la valeur du capitalisme libéral (et non du capitalisme d'Etat), ce n'est pas seulement son efficacité, c'est aussi et surtout qu'il est le seul système économique et politique moral.

- Il est fondé sur une morale : la légitimité du droit de propriété, la liberté d'entreprendre et d'échanger.
- Il permet à tous d'entrer sur le marché, notamment ceux qui n'ont pas encore réussi : c'est la loi de la concurrence. Dans les pays socialiste, le monopole de l'Etat est une forme de servitude pour ceux qui sont empêchés d'innover et créer.
- Il est donc le seul système compatible avec la démocratie
- Il a des conséquences morales : éradication de la famine et de la mortalité infantile, développement des pays pauvres.

Les gouvernements ne doivent pas dicter des règles de conduite ou de comportement aux gens. Ce serait  despotique. Il doivent veiller à ce que les droits individuels soient respectés, à ce que les abus soient punis.
C'est à l'individu d'être moral et donc à l'éducation, à la famille et aux institutions sociales de faire leur travail. L'Etat peut soutenir ces institutions mais non interférer dans la liberté des échanges. Son rôle est d'être aussi un garant de dernier recours contre la violation des droits fondamentaux et des engagements contractuels.

L'immoralité de l'étatisme

Ce n'est pas le capitalisme qui est immoral, c'est l'étatisme. L'étatisme est un néo-féodalisme,  hégémonique et paternaliste, qui ne demande qu'à devenir mafieux ou fasciste au fur et à mesure qu'il croît tel un cancer. En terme de moralité, les hommes et femmes politiques n'ont pas brillé par leur exemplarité au cours de l'histoire. Rois, empereurs et régents ont consciencieusement dépensé et guerroyé, ruinant la France pour entretenir des cours fastueuses et assouvir leur rêves de grandeur. Beaucoup plus près de nous, la classe politique actuelle s'est illustrée par des comportements immoraux, des plus anecdotiques aux plus atroces par leurs conséquences.

Quelques références









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