mardi 23 novembre 2010

Joute du 2 décembre : Google nous rend-il idiots ?


Pistes de réflexion

Google nous rend-il idiot ?

Le sujet de cette joute fait référence à un article qui a fait grand bruit, paru en juillet 2008 et relayé depuis partout dans le monde : "Is Google Making Us Stupid ?".
Nicholas Carr, Is Google Making Us Stupid ? What the Internet is doing to our brains.
Traduction :
http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/07/est-ce-que-google-nous-rend-idiot

Un dossier : http://www.internetactu.net/2009/01/30/le-papier-contre-l%E2%80%99electronique-14-nouveau-support-nouvelle-culture

Le culte de l’amateur

En favorisant une formidable démocratisation de l’accès au savoir, le Web encourage la médiocrité tout en créant une dangereuse illusion de qualité.
Dans un pamphlet qui a fait beaucoup de bruit, le Californien Andrew Keen prend à partie les idolâtres de la nouvelle « démocratie » de l’Internet. Il considère que les sites participatifs comme MySpace et YouTube favorisent la médiocrité, le narcissisme et le conformisme. Analysant Wikipédia et d’autres sites d’information, il dénonce un « culte de l’amateur », qui tend à se substituer au respect de la qualité et au savoir de l’expert. Dernier avatar d’Internet, le Web 2.0, qui désigne tous ces espaces participatifs, se construit sur une idéologie du superficiel qui menace les fondements de la culture traditionnelle – et son industrie.

D’origine londonienne, Andrew Keen a commencé sa carrière dans la Silicon Valley, où il a lancé l’un des premiers sites musicaux d’Internet. Il a récemment créé un site de discussion sur les conséquences « sociales, culturelles et politiques de la révolution des médias numériques » (AfterTV).

Socrate 2.0

Alerte ! l’écriture se répand… La mémoire et le savoir sont menacés. C’était du temps de Socrate. La crainte que le progrès technique attente à la culture ne date pas d’hier.
Dans un dialogue célèbre, Platon met en scène l’inquiétude de Socrate devant le développement de l’écrit. Cette innovation radicale, dopée par l’invention de l’alphabet, ne risquait-elle pas de porter atteinte aux acquis de la culture ? Les gens « cesseront d’exercer leur mémoire ». Le savoir cessera d’être transmis par la parole. Il ne sera donc plus qu’un « semblant » de savoir.
Fin connaisseur de l’histoire du livre et de l’édition, le sociologue espagnol Joaquín Rodríguez dresse dans son dernier ouvrage un parallèle entre l’inquiétude du philosophe grec et celles d’un père confronté à l’obsession de son fils pour le monde du Web et du tchat.

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